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[Mathématiques, Physique-Chimie, Informatique]

Pénurie de professeurs de mathématiques : pourquoi tant d'élèves ont commencé l'année sans prof à la rentrée 2026

Pénurie de professeurs de mathématiques à la rentrée 2026 : chiffres du SNES-FSU, causes de la crise et conséquences pour les élèves. Décryptage complet.

9/17/20267 min read

a blackboard with a lot of writing on it
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Une rentrée 2026 sous tension : ce que révèlent les chiffres du SNES-FSU

Chaque année, la rentrée scolaire s'accompagne de son lot de polémiques sur le manque de personnel dans les établissements. Mais l'édition 2026 marque un cap : selon l'enquête menée par le syndicat SNES-FSU entre le 1er et le 4 septembre 2026 auprès de 1 033 établissements représentatifs (collèges et lycées, toutes académies confondues), 53 % des collèges et lycées manquaient d'au moins un professeur au moment de la rentrée. Plus largement, en intégrant l'ensemble des personnels éducatifs — enseignants, mais aussi conseillers principaux d'éducation, accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) ou psychologues de l'Éducation nationale (PsyEN) —, 69 % des établissements fonctionnaient avec une équipe incomplète.

Le constat n'est pas nouveau, mais il ne s'améliore pas : en 2025, avec une méthodologie identique, le SNES-FSU relevait déjà 73 % d'établissements aux équipes incomplètes. La situation reste donc, selon les mots du syndicat, « comparable et très dégradée » d'une année sur l'autre. Des disparités territoriales importantes existent par ailleurs : l'académie de Versailles affiche le taux d'établissements touchés le plus élevé (70,5 %), tandis qu'Amiens s'en sort relativement mieux (23,1 %).

Au-delà des seuls enseignants, l'enquête pointe aussi des tensions sur l'accompagnement des élèves : 17 % des établissements manquaient d'au moins un AESH et 16 % d'un psychologue scolaire, deux fonctions pourtant essentielles au suivi des élèves les plus fragiles.

Les mathématiques, une discipline particulièrement exposée

Parmi les matières les plus touchées par ces difficultés de recrutement, les mathématiques occupent une place à part. Au CAPES externe — le principal concours de recrutement des professeurs certifiés du second degré —, 240 postes de mathématiques n'ont pas été pourvus lors de la session 2026, soit environ 17 % des postes ouverts dans cette discipline. Concrètement, cela signifie que plusieurs centaines de classes, réparties sur tout le territoire, ont commencé l'année sans titulaire affecté sur leur poste de mathématiques, avec un risque de rester plusieurs semaines sans professeur stable le temps qu'un remplaçant soit trouvé.

Ce phénomène n'est pas propre à 2026. Sur les concours du second degré en général, le nombre de postes non pourvus oscillait déjà autour de 3 000 à 4 000 par an ces dernières années (plus de 4 000 en 2022, environ 3 100 en 2023), avec un taux de couverture du CAPES mathématiques qui progressait doucement — de 76 % de postes pourvus en 2023 à environ 80 % en 2024 — sans pour autant atteindre l'équilibre.

Pourquoi le problème persiste malgré la réforme des concours

Fait notable : la session 2026 du CAPES était la première à s'inscrire dans le cadre d'une réforme de la formation des enseignants, censée justement faciliter les recrutements. Cette réforme permet désormais de s'inscrire au concours dès la troisième année de licence (L3), avec deux niveaux de concours possibles (bac+3 et bac+5) afin d'élargir le vivier de candidats. Le nombre de postes ouverts au CAPES externe a d'ailleurs été augmenté d'environ 60 % en 2026 par rapport à l'année précédente, signe que le ministère avait anticipé la nécessité de recruter davantage.

Pourtant, malgré un ratio candidats admissibles/postes nettement plus favorable qu'auparavant, le nombre de postes réellement pourvus en mathématiques n'a pas suivi. Pour le SNES-FSU, l'explication est claire : ouvrir davantage de postes ne suffit pas à résoudre une crise qui est avant tout une crise d'attractivité du métier. Le syndicat pointe des rémunérations jugées insuffisantes en début de carrière, des conditions de travail dégradées, et un climat de critique récurrente autour de la profession enseignante, qui dissuadent une partie des étudiants en mathématiques de s'orienter vers l'enseignement — une discipline où les débouchés dans le secteur privé (ingénierie, data, finance, informatique) restent par ailleurs nombreux et souvent mieux rémunérés.

Ce paradoxe n'est pas propre aux mathématiques, mais il y est particulièrement visible : c'est justement parce que les diplômés en mathématiques disposent d'alternatives professionnelles attractives en dehors de l'enseignement que le vivier de candidats au CAPES peine à se maintenir, même lorsque le nombre de postes proposés augmente. Le SNES-FSU insiste sur ce point dans son analyse de la session 2026 : la réforme a modifié l'architecture du concours (âge d'inscription, niveaux de diplôme requis), mais n'a pas touché aux leviers structurels — grille salariale, accompagnement en début de carrière, affectation dans les académies les plus en tension — qui déterminent réellement l'attractivité du métier sur le long terme.

Interrogé en amont de la rentrée, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray avait pourtant assuré, dès le mois de juillet 2026, qu'« il y aurait assez de professeurs à la rentrée ». Cette déclaration s'appuyait notamment sur la hausse des postes ouverts aux concours et sur les différents dispositifs de recrutement complémentaire mobilisés par le ministère. Les chiffres remontés par les organisations syndicales début septembre nuancent toutefois sensiblement cette annonce, du moins sur le terrain et dans la durée : avoir un nombre de postes suffisant sur le papier ne garantit pas qu'un enseignant soit physiquement devant chaque classe dès le jour de la rentrée, ni que ce poste reste pourvu de façon stable tout au long de l'année scolaire. C'est précisément l'écart entre les chiffres nationaux annoncés en amont et la réalité vécue établissement par établissement que pointe l'enquête de terrain menée par le SNES-FSU.

Quelles conséquences concrètes pour les élèves ?

Pour les familles, ces chiffres abstraits se traduisent par une réalité très concrète : des classes sans professeur de mathématiques titulaire pendant plusieurs semaines, parfois plus, le temps qu'un remplacement soit organisé — quand il l'est. Le SNES-FSU résume la situation d'une formule sans détour : « il n'y a pas un professeur devant chaque classe à la rentrée ». Or les mathématiques sont une matière cumulative par nature : chaque nouvelle notion (équations, fonctions, géométrie dans l'espace, probabilités) s'appuie sur les acquis précédents. Un trou de plusieurs semaines en début d'année scolaire peut donc avoir des répercussions qui se prolongent bien au-delà de la période de vacance du poste, en particulier pour les élèves de troisième qui préparent le brevet ou ceux de terminale qui abordent l'épreuve de spécialité mathématiques au baccalauréat.

Cette tension sur le recrutement s'ajoute à un contexte déjà préoccupant pour le niveau en mathématiques des élèves français, régulièrement pointé par les évaluations internationales ces dernières années. Un professeur absent ou remplacé de façon discontinue rend d'autant plus difficile le travail de fond nécessaire pour consolider les bases.

Dans les établissements concernés, la gestion de ces postes vacants passe le plus souvent par des solutions de fortune : répartition des heures manquantes entre les professeurs de mathématiques déjà en poste (ce qui allège d'autant le suivi individuel qu'ils peuvent offrir à chaque classe), ou recours à des professeurs contractuels recrutés dans l'urgence pour couvrir le poste en attendant une affectation stable. Le SNES-FSU souligne que ces situations ne sont pas circonscrites à quelques établissements isolés mais touchent l'ensemble du territoire, avec une probabilité plus élevée dans les académies déjà identifiées comme les plus en tension, à l'image de Versailles ou Créteil, régulièrement citées par les organisations syndicales.

Face à un cours qui manque, quelles solutions pour les familles ?

Quand un poste reste vacant plusieurs semaines, ou que les cours sont assurés de façon irrégulière par des remplaçants successifs, les élèves n'ont souvent d'autre choix que de combler eux-mêmes les manques — ou de s'appuyer sur un accompagnement complémentaire pour ne pas prendre de retard sur un programme qui, lui, continue d'avancer aux dates prévues pour les évaluations et les examens. Dans ce contexte, se faire accompagner en dehors des heures de classe n'est plus seulement une option pour les élèves en difficulté ponctuelle : cela devient, pour certains, un moyen de simplement maintenir un rythme d'apprentissage régulier en mathématiques ou en physique, le temps qu'un enseignant stable soit affecté à leur classe.

Un accompagnement individuel présente d'ailleurs un avantage que la classe entière, même bien encadrée, ne peut pas toujours offrir : la possibilité de reprendre exactement là où l'élève rencontre une difficulté, à son rythme, sans attendre que l'ensemble de la classe ait avancé sur la notion suivante. C'est un point d'autant plus utile lorsque le programme continue d'avancer au fil de l'année indépendamment des aléas de remplacement — les dates des évaluations communes, du brevet ou du baccalauréat, elles, ne bougent pas.

C'est précisément dans cet esprit qu'intervient Math Enseignement, qui propose des cours particuliers de mathématiques et de physique à Toulouse, dans le quartier Jeanne d'Arc. L'objectif n'est pas de se substituer à l'école, mais d'offrir aux élèves un suivi personnalisé et régulier — utile aussi bien pour combler un manque de cours ponctuel que pour consolider durablement les bases, préparer une évaluation ou aborder plus sereinement le brevet ou le baccalauréat.

Math Enseignement propose des cours particuliers de mathématiques et de physique à 30 €/heure, au 38b Rue Roquelaine, quartier Jeanne d'Arc, à Toulouse. Pour toute question sur les modalités des cours ou pour organiser un premier rendez-vous, n'hésitez pas à prendre contact.

Sources : enquête SNES-FSU rentrée 2026 (1 033 établissements interrogés du 1er au 4 septembre 2026) ; Café pédagogique, « Plus d'1 établissement sur 2 sans tous leurs professeurs » (9 septembre 2026) ; SNES-FSU, « Concours 2026 : la pénurie malgré la réforme » ; SNES-FSU, « Rentrée 2026, toujours la pénurie ! » ; déclarations d'Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale (juillet 2026, franceinfo/France 24).


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